Chaque fin d’année scolaire voit fleurir son lot de spectacles d’école, de kermesses et de réunions de parents. Pour certains, ce sont des moments attendus avec émotion. Pour d’autres… c’est un cauchemar feutré, fait de chaises inconfortables, de chaleur accablante, de sketches interminables… pour, au final, 5 minutes de saynète où son propre enfant apparaît, parfois trop loin pour qu’on l’entende.
Et si on n’aimait pas ça ? Et si on osait le dire ?
✋ Première chose : non, cela ne fait pas de vous un « mauvais parent »
Dans mon métier de sophrologue, j’accueille souvent ce type de phrases, prononcées à demi-voix :
« Je n’ai pas envie d’y aller… mais je me sentirais coupable si je ne le faisais pas. »
Il y a comme une petite voix intérieure qui nous dit :
« Une « bonne mère », un « bon père », doit aimer ces moments. »
Mais c’est une injonction sociale, pas un principe naturel.
Être parent ne signifie pas aimer tout ce qui gravite autour de l’école.
Vous pouvez :
- Soutenir votre enfant,
- ĂŠtre lĂ pour lui/elle,
- L’aimer profondément,
tout en vous ennuyant ferme pendant le spectacle.
C’est humain.
🧠Ce que ça révèle : une norme silencieuse
Les spectacles de fin d’année, les associations de parents, les ventes de gâteaux, les groupes WhatsApp… tout cela constitue une forme de micro-société scolaire dans laquelle chacun est censé jouer un rôle.
S’y investir est souvent valorisé :
- Comme un signe d’implication,
- De « bonne parentalité »,
- De lien social.
Mais ce modèle est très exigeant, surtout pour les parents qui travaillent, élèvent seuls, sont neuroatypiques, introvertis, épuisés… ou simplement pas à l’aise dans ces formats collectifs.
đź’ˇ Et si on respirait un peu ?
Sophrologiquement parlant, voici ce que je vous invite Ă faire :
➤ 1. Accueillir sans juger
Ressentez ce qui se passe en vous. Un soupir ? Un agacement ? Une tension dans la mâchoire ? C’est normal.
Observez sans culpabilité.
➤ 2. Se recentrer sur l’essentiel
Vous ĂŞtes lĂ pour votre enfant. Pas pour cocher une case sociale.
Votre présence — même brève, même discrète — peut suffire à nourrir son besoin d’être vu, entendu, reconnu.
➤ 3. Exprimer votre vérité avec douceur
Si votre enfant est assez grand, vous pouvez lui dire :
« Ce genre de moments, ce n’est pas ce que je préfère, mais j’aime te voir toi. C’est pour toi que je viens. »
C’est une belle manière de transmettre l’authenticité émotionnelle, et pas le sacrifice silencieux.
🌿 Conclusion : l’harmonie ne passe pas toujours par le collectif
Refuser les obligations scolaires implicites, ce n’est pas fuir la parentalité.
C’est parfois choisir une forme d’intégrité, de respect de soi.
Et ça aussi, c’est un modèle à transmettre.
Sur le chemin du calme, il y a aussi la liberté de dire :
« Je suis là pour toi, mais pas pour jouer un rôle qui ne me ressemble pas. »
