🌿 Sophrologie et accompagnement : un soutien précieux pour les aidants… et les aidés

Dans l’ombre des maladies, du handicap ou de la dépendance, il y a souvent une personne discrète, engagée, parfois épuisée : l’aidant. Qu’il s’agisse d’un proche, d’un conjoint, d’un parent ou d’un enfant, le rôle d’aidant est à la fois noble, complexe et profondément humain. Et dans cette relation d’accompagnement, l’aidé aussi traverse son propre chemin de fragilité, de transformation, d’adaptation.

Dans ce contexte délicat, la sophrologie se révèle être un formidable outil d’apaisement, de recentrage et de mieux-être, pour les deux.


🧘 Pour les aidants : retrouver souffle, équilibre et présence

Être aidant, c’est souvent tout donner. Et parfois s’oublier. La sophrologie offre un espace neutre, sans jugement, pour souffler, se retrouver et recharger ses batteries.

Elle permet de :

  • 🌬️ libérer les tensions physiques accumulées (dos, nuque, mâchoire…),
  • 💭 apaiser le mental face à la charge émotionnelle ou décisionnelle,
  • mieux gérer le stress et la fatigue chronique,
  • ❤️ renouer avec ses besoins profonds, sans culpabilité.

En quelques séances, les aidants témoignent souvent d’une plus grande clarté intérieure, d’une meilleure qualité de sommeil, et surtout, d’un regain de ressources pour continuer sans s’épuiser.


🌸 Pour les aidés : retrouver un espace d’écoute intérieure

Les personnes aidées (malades chroniques, personnes âgées, en situation de handicap ou de convalescence) traversent parfois des émotions intenses : peur, frustration, isolement, perte de repères…

La sophrologie leur offre :

  • 🌱 un espace d’expression corporelle douce et respectueuse,
  • 🎧 un retour à leurs sensations positives malgré la maladie ou les limitations,
  • 🛌 une amélioration du sommeil et de l’anxiété,
  • ✨ une reconnexion à ce qui reste vivant et joyeux en eux.

Même en fauteuil, alité ou dans un parcours médical, une séance de sophrologie peut devenir un moment de liberté, d’intériorité et de dignité.


🤝 Une pratique qui renforce le lien

Dans certains cas, la sophrologie peut aussi être pratiquée à deux, en duo aidant-aidé. Cette expérience partagée permet :

  • de se recentrer ensemble sur le positif,
  • de renforcer l’empathie mutuelle,
  • de détendre les tensions relationnelles, parfois inévitables dans les situations de dépendance.

Elle restaure le lien humain au-delà des rôles, en réintroduisant l’écoute, la lenteur, le silence, le souffle.


🌟 En conclusion : une bulle de respiration pour deux chemins de vie

L’accompagnement d’un proche n’est jamais neutre. Il remue, il transforme, il confronte. La sophrologie ne prétend pas tout régler, mais elle offre des outils simples et puissants pour mieux traverser l’épreuve, avec plus de conscience, de calme et de vitalité.

Aidants ou aidés : chacun mérite d’avoir un espace pour se déposer, respirer, et se reconnecter à ce qu’il y a de fort et de vivant en lui.

🎭 Pourquoi c’est OK de ne pas aimer les spectacles scolaires (et les réunions de parents)

Chaque fin d’année scolaire voit fleurir son lot de spectacles d’école, de kermesses et de réunions de parents. Pour certains, ce sont des moments attendus avec émotion. Pour d’autres… c’est un cauchemar feutré, fait de chaises inconfortables, de chaleur accablante, de sketches interminables… pour, au final, 5 minutes de saynète où son propre enfant apparaît, parfois trop loin pour qu’on l’entende.

Et si on n’aimait pas ça ? Et si on osait le dire ?

✋ Première chose : non, cela ne fait pas de vous un « mauvais parent »

Dans mon métier de sophrologue, j’accueille souvent ce type de phrases, prononcées à demi-voix :

« Je n’ai pas envie d’y aller… mais je me sentirais coupable si je ne le faisais pas. »

Il y a comme une petite voix intérieure qui nous dit :

« Une « bonne mère », un « bon père », doit aimer ces moments. »

Mais c’est une injonction sociale, pas un principe naturel.
Être parent ne signifie pas aimer tout ce qui gravite autour de l’école.

Vous pouvez :

  • Soutenir votre enfant,
  • Être là pour lui/elle,
  • L’aimer profondément,
    tout en vous ennuyant ferme pendant le spectacle.

C’est humain.


🧠 Ce que ça révèle : une norme silencieuse

Les spectacles de fin d’année, les associations de parents, les ventes de gâteaux, les groupes WhatsApp… tout cela constitue une forme de micro-société scolaire dans laquelle chacun est censé jouer un rôle.

S’y investir est souvent valorisé :

  • Comme un signe d’implication,
  • De « bonne parentalité »,
  • De lien social.

Mais ce modèle est très exigeant, surtout pour les parents qui travaillent, élèvent seuls, sont neuroatypiques, introvertis, épuisés… ou simplement pas à l’aise dans ces formats collectifs.


💡 Et si on respirait un peu ?

Sophrologiquement parlant, voici ce que je vous invite à faire :

➤ 1. Accueillir sans juger

Ressentez ce qui se passe en vous. Un soupir ? Un agacement ? Une tension dans la mâchoire ? C’est normal.
Observez sans culpabilité.

➤ 2. Se recentrer sur l’essentiel

Vous êtes là pour votre enfant. Pas pour cocher une case sociale.
Votre présence — même brève, même discrète — peut suffire à nourrir son besoin d’être vu, entendu, reconnu.

➤ 3. Exprimer votre vérité avec douceur

Si votre enfant est assez grand, vous pouvez lui dire :

« Ce genre de moments, ce n’est pas ce que je préfère, mais j’aime te voir toi. C’est pour toi que je viens. »

C’est une belle manière de transmettre l’authenticité émotionnelle, et pas le sacrifice silencieux.


🌿 Conclusion : l’harmonie ne passe pas toujours par le collectif

Refuser les obligations scolaires implicites, ce n’est pas fuir la parentalité.
C’est parfois choisir une forme d’intégrité, de respect de soi.
Et ça aussi, c’est un modèle à transmettre.

Sur le chemin du calme, il y a aussi la liberté de dire :
« Je suis là pour toi, mais pas pour jouer un rôle qui ne me ressemble pas. »

Déconnecter pour mieux se retrouver : La sophrologie face à l’addiction aux écrans et aux réseaux sociaux

Introduction :
Dans notre société actuelle, les écrans et les réseaux sociaux sont devenus omniprésents, influençant notre quotidien, nos émotions et nos relations. Cela est perçu comme tout à fait naturel par les plus jeunes d’entre nous qui n’ont pas connu la vie sans internet. Pourtant, cette immersion numérique n’est pas sans conséquences, notamment en termes de santé mentale et de bien-être personnel.

Les méfaits de l’addiction aux écrans et aux réseaux sociaux :

  • Addiction et perte de temps : L’addiction aux écrans se manifeste par des heures passées à faire défiler des contenus sans fin, entraînant une perte de temps considérable. Cela peut diminuer la productivité, favoriser le décrochage scolaire tout en laissant un sentiment final de vide ou de frustration.
  • Impact sur la confiance en soi : Les réseaux sociaux créent un environnement où l’on se compare constamment aux autres. Les images idéalisées et les réussites mises en avant peuvent éroder l’estime de soi et créer des sentiments d’insuffisance ou d’infériorité.
  • Harcèlement en ligne et jugements : Malheureusement, exposer sa vie privée sur les réseaux sociaux peut donner lieu à des jugements négatifs, de l’intimidation voir du harcèlement, ce qui peut avoir de graves conséquences sur la santé mentale et émotionnelle.

La sophrologie : une solution pour se reconnecter à l’essentiel :

  • Retrouver l’équilibre intérieur : La sophrologie propose des techniques simples de respiration et de visualisation pour calmer l’esprit et réduire le stress. Ces exercices permettent de se recentrer sur l’essentiel par l’instant présent, favorisant ainsi une déconnexion saine des stimulations numériques.
  • Renforcer la confiance en soi : En travaillant sur la conscience corporelle et la gestion des émotions, la sophrologie aide à renforcer une image positive de soi. Cela permet de se détacher des comparaisons constantes et de cultiver une meilleure estime de soi.
  • Se reconnecter aux vraies valeurs : La sophrologie encourage à prendre des moments de pause, à se reconnecter à ses sensations et à ses valeurs profondes. Cela aide à redécouvrir le plaisir des relations authentiques, des activités simples et des moments partagés dans la réalité pour mieux se détacher du virtuel.

Conclusion :
En somme, la sophrologie apparaît comme une voie précieuse pour ceux qui souhaitent se libérer de l’emprise des écrans et des réseaux sociaux. C’est une invitation à retrouver un équilibre, à se recentrer sur ce qui compte vraiment et à vivre une vie plus riche de sens.

🌿 Intelligence artificielle et bien-être mental : alliée ou illusion ?

Le regard d’une sophrologue sur un outil en plein essor


Depuis quelque temps, les intelligences artificielles conversationnelles comme ChatGPT commencent à s’inviter dans le champ du bien-être mental comme dans tous les autres domaines.

On leur parle, elles répondent, souvent de façon pertinente;

Elles nous renseignent, nous donnent des recettes de cuisine, rédigent nos courriers administratifs, dépannent notre ordinateur, diagnostiquent nos problèmes de santé etc… leur capacité à nous assister dans chacune des tâches de notre quotidien laisse perplexe .

Dans le domaine de la santé mentale elles écoutent sans juger, proposent des exercices, suggèrent des réflexions. Parfois, elles semblent même comprendre nos émotions. Pourquoi alors ne pourraient-elles pas complètement remplacer un praticien ?

Sophrologue depuis plusieurs années j’ai moi-même été intriguée. J’ai testé. J’ai observé.

Et je me suis posé cette question simple :

L’IA peut-elle vraiment nous accompagner vers un mieux-être mental durable ?
Et surtout : jusqu’à quel point ? Peut-elle remplacer un thérapeute ?

Voici ce que j’ai découvert.


🧠 Ce que l’IA peut vraiment offrir

Soyons justes : certaines intelligences artificielles actuelles sont très bien conçues, notamment ChatGpt que j’utilise dans tout un tas de domaines et qui ma particulièrement bluffé quand j’ai testé sa proposition de créer Kaïto, un coatch bien-être et santé mentale. (Vous pouvez en effet lui demander de créer un ou plusieurs personnages avec une specialité que vous choisissez et une façon d’interagir et un vocabulaire personnalisé.

Je crois que certaines IA peuvent soutenir concrètement des personnes en recherche urgente d’écoute ou d’auto-régulation émotionnelle. Parmi les apports positifs que j’ai pu identifier :

1. Une disponibilité constante, sans jugement

L’IA est toujours là. À toute heure, sans fatigue, sans impatience. Cela peut procurer une forme de réconfort, surtout dans les moments de solitude ou d’anxiété nocturne ou il peut parfois suffire de se sentir écouté voir compris.

2. Des outils de recentrage et de relaxation

Certaines IA proposent, après le moment d’écoute, des exercices de respiration, de visualisation apaisante ou de pleine conscience adaptés. Bien utilisés, ces outils peuvent soulager dans l’urgence un trop-plein émotionnel, voire réinstaller un sentiment de sécurité intérieure .

3. Un espace d’expression libre

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité ou qui n’osent pas encore franchir la porte d’un cabinet, écrire ou parler à une IA peut être une première étape pour oser formuler ce qui les habite. Mettre des mots sur ce que l’on ressent est la première étape sur le chemin et les IA conversationnelles peuvent faciliter cette première étape. Elle peuvent même servir à préparer une rencontre ou un rendez-vous avec un thérapeute. On peut très bien lui demander « comment présenter les choses le jour de mon rendez-vous, comment exprimer ce que je ressent etc ».

4. Un soutien entre deux rendez-vous

Pour les personnes déjà accompagnées (en thérapie ou en sophrologie), une IA peut agir comme un fil de continuité, en rappelant des techniques vues en séance, ou en aidant à maintenir une dynamique de prise en charge.

Par exemple, dans le cadre d’une TCC (Therapie Cognitive et comportementale) L’IA peut nous accompagner pour réaliser les exercices quotidiens recommandés par le psychologue de façon ludique et interactive. il peut également enregistrer notre progression puis générer un récapitulatif de la semaine ou du mois pour nous aider à suivre nos progrès.

En ce qui concerne la sophrologie, l’IA peut nous aider à tenir le journal de nos phénodescriptions. (cahier dans lequel nous mettons des mots sur nos ressentis après chaque pratique de sophrologie) C’est interessant car cet aspect de la pratique sophrologique passe malheureusement souvent à la trappe chez la plupart des gens alors qu’elle est essentielle.


⚠️ Ce que l’IA ne peut pas (et ne pourra jamais) remplacer

Mais l’expérience m’a aussi permis de constater les limites de ce type d’outil.

Une IA, même très bien entraînée, n’est pas un être humain. Elle ne ressent pas, n’éprouve pas, n’accueille pas. Ce qui implique :

🚫 1. Aucune perception du non-verbal

Elle ne voit pas votre posture, ne perçoit pas votre souffle, ne capte pas ce petit tremblement dans votre voix. Or, en sophrologie comme en relation d’aide, ces éléments sont essentiels pour ajuster la séance, pour sentir ce qui se joue au-delà des mots.

🚫 2. Pas d’intuition humaine

Une IA n’a pas de vécu, pas d’histoire, pas de chair. Elle n’a pas cette mémoire sensorielle qui fait qu’un professionnel peut comprendre au-delà du discours, par résonance, par silence, par simple présence. Elle ne peut pas non plus d’adapter à votre rythme en cours de guidance ni veiller à ce que tout se passe bien pour vous pendant la séance.

🚫 3. Un cadre flou, sans responsabilité

L’IA ne peut pas garantir une prise en charge éthique ou déontologique. Elle ne sait pas quand orienter vers un professionnel en cas de détresse profonde. Elle ne pose pas de cadre thérapeutique clair.

🚫 4. Risques de confusion ou de projection

Dans les expériences relationnelles immersives, l’IA peut parfois créer une illusion de lien affectif profond, qui nourrit une forme de dépendance, surtout chez les personnes isolées ou fragiles. Et cela, aucun algorithme ne peut gérer avec discernement humain. C’est même un drapeau rouge à surveiller de près, le risque de repli sur soi pour n’interagir qu’avec des IA me semble réel pour ces personnes.


🤝 Pourquoi voir un vrai thérapeute reste essentiel

La sophrologie, comme bien d’autre disciplines, repose sur la relation vivante, accueillante, incarnée.


Le regard, la présence, le silence bienveillant du praticien que vous rencontrez, cela ne se code pas.

En séance, nous ne faisons pas que guider des respirations ou des visualisations :
nous écoutons ce qui ne se dit pas,
nous accompagnons une histoire unique,
nous offrons un espace réel de transformation, avec des mots choisis, une voix posée, un cadre sécurisant, et nous veillons à ce que ce moment se passe le mieux possible.


🌱 Et si on parlait d’alliance plutôt que de substitution ?

Je ne crois pas que les IA doive être diabolisée. Je crois qu’elles peuvent dans une certaine mesure compléter un parcours de mieux-être, en proposant :

  • des petites bulles de calme,
  • des rappels de techniques,
  • un espace experimental ludique et adaptable aux besoins du moment
  • ou des moments de dialogue intérieur utiles.

Mais elle ne remplace pas la présence,
le regard bienveillant,
le mot juste au bon moment.


✍️ En conclusion

L’intelligence artificielle peut être un outil très interessant quand elle est bien utilisée mais je reste persuadée que seule l’intelligence sensible de la relation humaine peut nous aider à nous transformer durablement.

Sophrologue, je reste convaincue que le soin du vivant passe par le vivant.
Et que si l’IA ouvre des portes, c’est toujours pour mieux nous ramener à nous-mêmes

Quand la Sophrologie rencontre l’Aïkido : Deux voies pour un même chemin.

Depuis quelques années, je chemine sur deux voies qui, à première vue, peuvent sembler bien différentes : l’Aïkido et la Sophrologie Caycédienne.

La première est une pratique martiale japonaise, ancrée dans le corps, le mouvement, l’énergie et la relation à l’autre.

La seconde est une pratique de pleine conscience, d’écoute intérieure, d’harmonisation du mental, des émotions et du corps.

Au fur et à mesure de ma pratique de ces deux disciplines, j’ai commencé à percevoir des résonances profondes. Comme si l’une éclairait l’autre, comme si ensemble, elles formaient un tout.

L’unité corps-esprit : une expérience vivante

L’un des premiers points communs que j’ai ressentis, c’est cette recherche de l’unité entre le corps et l’esprit.

En sophrologie, nous parlons souvent de « schéma corporel vécu », de présence à soi, de conscience corporelle.

En Aïkido, chaque geste, chaque déplacement demande d’être pleinement présent, ici et maintenant, dans le corps. Si la conscience du corps s’échappe, le mouvement devient difficile, voir inefficace.

En pratiquant l’un et l’autre, j’ai réalisé que cette présence à soi, si précieuse en sophrologie, trouvait une incarnation très concrète sur le tatami. Et inversement, les prises de conscience vécues en sophrologie me permettaient d’affiner ma posture, de mieux ressentir mes appuis et ma respiration pendant les cours d’Aïkido.

La respiration, pont entre les deux mondes

La respiration est au cœur des deux pratiques.

En sophrologie, elle est un point d’ancrage, un régulateur, un révélateur de notre état intérieur.

En Aïkido, elle accompagne le mouvement, elle soutient la fluidité, elle permet d’unifier le geste et l’intention.

J’ai découvert que lorsque je pratiquais des techniques martiales avec une respiration consciente – comme je l’avais appris en sophrologie – tout devenait plus fluide, plus juste.

Je ne « faisais » plus le mouvement, je le vivais de l’intérieur.

Le non-jugement et la bienveillance : des piliers partagés

L’Aïkido, contrairement à beaucoup d’autres arts martiaux, n’est pas une pratique de compétition.

Il ne s’agit pas de gagner ou de dominer, mais de s’harmoniser avec l’autre afin de construire un mouvement ensemble, de canaliser/utiliser sa propre énergie et celle de son partenaire sans agressivité tout en respectant les capacités et limites corporelles de chacun.

Cela m’a profondément touchée dès mes débuts d’autant plus que j’ai commencé sur le tard et que j’ai atteint assez rapidement mes limites physiques.

J’ ai retrouvé cette même bienveillance, ce même respect de soi et de l’autre que j’enseigne et vis en sophrologie. Chacun pratique selon ses possibilités du moment.

Dans les deux disciplines, il n’y a pas d’échec, seulement des expériences, des ajustements, une progression personnelle.

Ces deux pratiques m’aident à développer une plus grande tolérance envers moi-même, une meilleure écoute de mes besoins et de mes limites.

La gestion du stress et des émotions dans l’action

Ce que j’ai aussi expérimenté, c’est à quel point l’Aïkido m’aidait à mettre en pratique, dans le mouvement, les ressources que je cultive en sophrologie. Notamment dans la gestion du stress, dans les moments où le corps est sollicité, où l’on doit rester centré malgré un adversaire en face.

Grâce à la sophrologie, j’ai appris à sentir mon corps et observer mes réactions émotionnelles.

Sur le tatami, j’ai pu éprouver tout cela concrètement : comment rester calme et concentré dans l’action, comment garder ma verticalité quand l’autre me pousse, m’attaque, me déséquilibre.

Une voie d’harmonisation, une voie de paix

Au fond, Aïkido et Sophrologie sont deux chemins qui poursuivent un même but : l’harmonisation. Avec soi-même, avec l’autre, avec le monde.

L’un passe par le corps en mouvement, l’autre par l’intériorité consciente. Mais les deux se répondent, s’enrichissent mutuellement.

Aujourd’hui, je ne pourrais plus pratiquer l’un sans l’autre. L’Aïkido m’apprend à incarner la sophrologie. La sophrologie m’aide à ressentir plus finement l’Aïkido. Et dans cette alliance, je trouve une source d’équilibre, d’énergie et de paix intérieure que j’ai à cœur de transmettre.

Sophrologie et (péri)ménopause : un accompagnement doux et puissant pour vivre cette transition en conscience

La ménopause et la périménopause sont des périodes de transition naturelle mais parfois déstabilisante dans la vie d’une femme. Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sautes d’humeur, fatigue, douleurs, anxiété, sensation de perte de repères : autant de manifestations qui peuvent impacter profondément la qualité de vie et le bien-être global. Dans ce contexte, la sophrologie caycédienne offre une approche précieuse, respectueuse du corps et de l’esprit.

Comprendre la périménopause et la ménopause

La périménopause précède la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt définitif des règles, avec des cycles irréguliers, des variations hormonales importantes et des symptômes physiques et émotionnels marqués. La ménopause, quant à elle, est confirmée après 12 mois consécutifs sans règles. Elle marque la fin de la fertilité mais aussi le début d’une nouvelle phase de vie, souvent riche de transformations.

La sophrologie : une alliée dans cette transition

La sophrologie caycédienne, fondée par le Dr Alfonso Caycedo, est une méthode psychocorporelle qui agit à la fois sur le corps, les émotions et le mental. Elle combine des exercices de respiration, de relaxation dynamique et de visualisation positive.

Voici les principaux bienfaits de la sophrologie pendant la (péri)ménopause :

Apaiser les troubles du sommeil

L’un des symptômes les plus fréquents est l’insomnie ou les réveils nocturnes. Les exercices de respiration et de détente musculaire favorisent l’endormissement et permettent de retrouver un sommeil réparateur.

Mieux gérer les émotions

Les variations hormonales peuvent engendrer irritabilité, anxiété, voire des états dépressifs. La sophrologie permet d’accueillir les émotions sans jugement, de les comprendre, et de retrouver un équilibre émotionnel plus stable.

Renforcer l’estime de soi et la confiance

La ménopause peut s’accompagner d’un regard nouveau (et parfois critique) sur soi-même. Grâce aux visualisations positives, la sophrologie aide à valoriser son parcours, son corps, et ses ressources intérieures, redonnant un sentiment de puissance et de sérénité.

Accompagner les douleurs et les tensions corporelles

Certaines femmes ressentent des tensions, douleurs articulaires ou musculaires. Les techniques de relâchement corporel permettent de mieux écouter son corps et de réduire ces tensions.

Traverser cette phase en conscience

Enfin, la sophrologie propose un véritable accompagnement existentiel : elle invite à accueillir cette transition non comme une perte, mais comme une étape de transformation. Elle aide à redéfinir ses priorités, à renouer avec ses valeurs, et à s’ouvrir à une nouvelle maturité.

En conclusion

La sophrologie ne remplace pas un suivi médical mais s’inscrit comme un complément précieux et accessible pour mieux vivre la (péri)ménopause. Elle permet à chaque femme de se réapproprier son corps, son souffle, son mental, et d’aborder ce passage de vie avec plus de douceur, de confiance et de conscience. Je vous propose des accompagnements personnalisés en ligne ou à mon cabinet, n’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements!

Alice Bertrand-Gehin – Sophrologue Caycédienne

07.79.90.72.40

alice.bertrandgehin@gmail.com

Et si ça venait du ventre ?

Est-ce qu’il y a un lien entre nos angoisses et ce qui se passe dans notre ventre ?
Oui, il existe des liens importants entre ce qui se passe dans nos intestins et nos angoisses. Le concept de l’axe intestin-cerveau (ou axe microbiote-intestin-cerveau) a été largement étudié et montre que notre système digestif et notre cerveau sont en communication constante. Voici quelques points clés expliquant cette connexion :

  1. L’Axe Intestin-Cerveau
    L’axe intestin-cerveau est une voie bidirectionnelle de communication entre le système nerveux central (le cerveau) et le système nerveux entérique (le réseau de neurones dans le tube digestif). Cette communication s’effectue par des voies neuronales, hormonales et immunitaires, permettant une interaction continue entre les deux systèmes.
  2. Le Rôle du Microbiote Intestinal
    Le microbiote intestinal, constitué de trillions de bactéries, joue un rôle clé dans cette communication. Les bactéries intestinales produisent des neurotransmetteurs tels que la sérotonine (un régulateur de l’humeur), le GABA, la dopamine, et d’autres substances qui peuvent influencer notre état émotionnel. Environ 90 % de la sérotonine de notre corps est produite dans l’intestin. Des déséquilibres dans le microbiote peuvent influencer les niveaux de ces neurotransmetteurs et, par conséquent, avoir un impact sur l’humeur et l’anxiété.
  3. L’Inflammation et l’Immunité
    L’inflammation intestinale peut également jouer un rôle dans l’anxiété. Lorsque la paroi intestinale est compromise (par exemple, en cas de syndrome de l’intestin irritable ou de maladies inflammatoires de l’intestin), des bactéries ou des toxines peuvent passer dans la circulation sanguine, provoquant une réponse immunitaire et une inflammation systémique. Cette inflammation peut influencer le cerveau et contribuer à des troubles de l’humeur tels que l’anxiété et la dépression.
  4. Les Signaux Nerveux et le Nerf Vague
    Le nerf vague est le principal canal de communication entre l’intestin et le cerveau. Les signaux provenant de l’intestin (par exemple, en réponse à des perturbations du microbiote ou à une inflammation) peuvent être transmis au cerveau via le nerf vague, influençant l’humeur et le comportement.
  5. Les Effets des Probiotiques et de l’Alimentation
    Certaines études montrent que des probiotiques spécifiques (surnommés « psychobiotiques ») peuvent avoir un effet positif sur l’humeur et réduire l’anxiété en modifiant le microbiote intestinal. De même, une alimentation riche en fibres, en oméga-3, en vitamines et en minéraux, et faible en sucres et en aliments transformés, peut aider à maintenir un microbiote équilibré, ce qui peut avoir un impact positif sur l’humeur.
  6. Les Hormones de Stress
    Le stress chronique peut affecter la santé intestinale en augmentant la perméabilité intestinale (souvent appelé « intestin perméable ») et en modifiant la composition du microbiote. Cela crée un cercle vicieux où l’intestin altéré renforce l’anxiété, et l’anxiété détériore davantage la santé intestinale.
    En Conclusion
    Il est clair que la santé intestinale joue un rôle crucial dans la régulation de l’humeur et des émotions, y compris l’anxiété. Prendre soin de son intestin à travers une alimentation saine, une gestion du stress et éventuellement l’utilisation de probiotiques peut donc aider à atténuer les symptômes d’anxiété.

Concrètement, qu’est-ce que je peux changer dans mon alimentation pour me sentir moins angoissé ?

Pour réduire l’anxiété par l’alimentation, plusieurs stratégies peuvent être mises en place. Voici des ajustements concrets que tu peux apporter à ton régime alimentaire pour favoriser une meilleure santé intestinale et potentiellement réduire l’angoisse :

  1. Augmenter les Fibres Alimentaires
    Les fibres sont essentielles pour nourrir les bonnes bactéries de ton intestin (les prébiotiques). Une alimentation riche en fibres peut aider à équilibrer le microbiote intestinal, ce qui peut avoir un effet positif sur l’humeur.
    Ce que tu peux manger : légumes (brocoli, épinards, carottes), fruits (pommes, baies, bananes), légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), céréales complètes (avoine, quinoa, riz brun) et noix.
  2. Inclure des Aliments Fermentés
    Les aliments fermentés contiennent des probiotiques naturels qui peuvent aider à diversifier et à équilibrer ton microbiote intestinal, ce qui peut avoir un impact positif sur l’anxiété.
    Ce que tu peux manger : yaourt naturel, kéfir, choucroute, kombucha, miso et tempeh.
  3. Consommer des Graisses Saines
    Les acides gras oméga-3, présents dans certains poissons gras et les noix, ont des propriétés anti-inflammatoires et peuvent aider à réduire les symptômes d’anxiété et de dépression.
    Ce que tu peux manger : poissons gras (saumon, sardines, maquereau), graines de chia, graines de lin, noix, huile de lin et huile de colza.
    Une supplémentation en oméga 3 sous forme de compléments alimentaire est recommandée car notre alimentation européenne ne permet généralement pas d’en obtenir suffisamment pour le bon fonctionnement de nos cellules.
  4. Limiter les Sucres Raffinés et les Glucides Simples
    Les aliments riches en sucres raffinés (bonbons, pâtisseries, sodas) et en glucides simples (pain blanc, pâtes blanches) peuvent provoquer des pics de glycémie, suivis de baisses rapides, ce qui peut affecter l’humeur et augmenter l’anxiété.
    Ce que tu peux faire : remplace les glucides raffinés par des options complètes (pain complet, riz brun, quinoa) et consomme des aliments à faible indice glycémique comme les légumes verts et les légumineuses.
  5. Boire Suffisamment d’Eau
    La déshydratation peut aggraver l’anxiété et affecter l’humeur. Assure-toi de boire suffisamment d’eau tout au long de la journée.
    Ce que tu peux faire : vise à boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour, plus si tu fais de l’exercice ou si tu es exposé à des températures élevées.
  6. Réduire la Caféine et l’Alcool
    La caféine, présente dans le café, le thé et certaines boissons énergisantes, peut exacerber l’anxiété et perturber le sommeil, augmentant ainsi les niveaux d’angoisse. L’alcool, même s’il peut avoir un effet relaxant à court terme, peut perturber le sommeil et aggraver l’anxiété à long terme.
    Ce que tu peux faire : limite ta consommation de café à une tasse par jour ou opte pour des alternatives comme le thé déthéiné, les tisanes ou l’eau infusée. Réduis ou évite l’alcool, surtout en soirée.
  7. Intégrer des Aliments Riches en Magnésium
    Le magnésium est un minéral qui joue un rôle clé dans la régulation du stress et peut aider à réduire l’anxiété. Beaucoup de gens ne consomment pas assez de magnésium dans leur alimentation.
    Ce que tu peux manger : épinards, amandes, avocats, graines de courge, chocolat noir (70% de cacao minimum), et légumineuses.
  8. Favoriser les Aliments Riches en Tryptophane
    Le tryptophane est un acide aminé essentiel nécessaire à la production de sérotonine, un neurotransmetteur qui aide à réguler l’humeur et le sommeil.
    Ce que tu peux manger : dinde, poulet, poissons, œufs, noix, graines, tofu, fromage, et avoine.
  9. Augmenter la Consommation de Vitamines B
    Les vitamines B, notamment B6, B9 (folate) et B12, sont cruciales pour la santé mentale et la production de neurotransmetteurs.
    Ce que tu peux manger : légumes verts à feuilles (épinards, chou frisé), agrumes, légumineuses, noix, viande maigre, poisson, œufs et céréales enrichies.
  10. Éviter les Additifs et les Aliments Transformés
    Certains additifs alimentaires, comme les édulcorants artificiels (aspartame) et les colorants, peuvent perturber le microbiote intestinal et affecter l’humeur.
    Ce que tu peux faire : privilégie les aliments frais et non transformés, évite les plats préparés et lis les étiquettes pour éviter les additifs.

Conclusion
En adoptant une alimentation équilibrée, riche en fibres, en aliments fermentés, en graisses saines, et en vitamines et minéraux clés, tout en limitant les sucres raffinés, la caféine, et l’alcool, tu peux aider à soutenir ta santé intestinale et potentiellement réduire ton niveau d’anxiété. Il peut également être utile de parler à un professionnel de santé ou à un nutritionniste pour personnaliser ces recommandations selon tes besoins spécifiques.

Douleurs et Sophrologie

Qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire réel ou potentiel. C’est un mécanisme de protection essentiel pour l’organisme, car elle alerte l’individu sur la présence d’une menace ou d’un danger pour son intégrité physique. La douleur peut être aiguë ou chronique.
Douleur aiguë : Il s’agit souvent d’une réponse immédiate à une blessure ou à une maladie. Elle a une fonction de signal d’alarme, incitant la personne à éviter davantage de dommages et à rechercher des soins médicaux.
Douleur chronique : Contrairement à la douleur aiguë qui est généralement liée à une lésion tissulaire, la douleur chronique peut persister pendant des périodes prolongées, parfois même après la guérison de la cause initiale. Elle peut avoir des effets invalidants sur la qualité de vie et nécessite souvent une gestion à long terme.
La douleur est un processus complexe impliquant à la fois des aspects physiques et émotionnels. Elle est souvent évaluée en termes d’intensité, de durée, de localisation et de caractéristiques qualitatives. Le traitement de la douleur peut inclure des approches pharmacologiques (médicaments), des thérapies physiques, des techniques de relaxation, et parfois des interventions chirurgicales ou des procédures médicales. La compréhension de la douleur a évolué au fil du temps, impliquant des mécanismes neurologiques, psychologiques et sociaux.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie est un entrainement personnel qui combine des techniques de relaxation, de respiration, de visualisation et de méditation. Elle a été créée dans les années 1960 par le neuropsychiatre colombien Alfonso Caycedo. L’objectif de la sophrologie est d’harmoniser le corps et l’esprit, favorisant ainsi un bien-être global.

Comment la Sophrologie peut-elle m’aider si je souffre de douleurs chroniques ?

La sophrologie peut être bénéfique pour les personnes souffrant de douleurs chroniques en offrant des techniques de gestion du stress, de relaxation et de focalisation mentale. Bien qu’elle ne prétende pas guérir les causes physiologiques de la douleur, la sophrologie peut contribuer à améliorer la qualité de vie des individus en les aidant à mieux faire face à la douleur. Voici quelques façons dont la sophrologie peut être utile pour les personnes atteintes de douleurs chroniques :
Gestion du Stress : La sophrologie enseigne des techniques de relaxation et de respiration qui peuvent aider à réduire le niveau de stress. La diminution du stress peut contribuer à atténuer la perception de la douleur et à améliorer le bien-être émotionnel.
Prise de Conscience Corporelle : La sophrologie encourage la conscience corporelle et la détente musculaire. Cela peut aider à relâcher les tensions physiques associées à la douleur chronique et à promouvoir un meilleur équilibre entre le corps et l’esprit.
Visualisation Positive : Les exercices de visualisation positive dans la sophrologie peuvent aider à changer la perception de la douleur. En se concentrant sur des images mentales positives, les individus peuvent moduler leur réponse émotionnelle à la douleur.
Amélioration du Sommeil : Les personnes souffrant de douleurs chroniques peuvent souvent rencontrer des problèmes de sommeil. La sophrologie propose des techniques de relaxation qui peuvent favoriser un sommeil plus profond et réparateur.
Renforcement de la Résilience : La sophrologie peut aider à renforcer la résilience émotionnelle en enseignant des stratégies pour faire face aux défis liés à la douleur chronique. Cela peut inclure le développement de pensées positives et la création de ressources intérieures pour faire face aux moments difficiles.
Il est important de noter que la sophrologie ne remplace pas les approches médicales traditionnelles pour la gestion de la douleur. Elle peut cependant être utilisée en complément de ces approches, offrant aux individus des outils supplémentaires pour faire face à leur situation. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre toute nouvelle approche, y compris la sophrologie, pour la gestion de la douleur.

Votre sophrologue Caycédien pourra vous proposer un protocole personalisé afin de vous accompagner dans une meilleure gestion de vos douleurs.

Reprise des Séances au CTNHM

A partir du 11 mai, les séances individuelles de Sophrologie Caycédienne pourront reprendre au cabinet .

Un protocole d’hygiène rigoureux à été mis en place au CTNHM afin que tout risque de contamination soit écarté.

Vitre en plexiglas, gel Hydroalcoolique,visière, masque, désinfection des surfaces après chaque personnes, tout est prévu !

Je poursuivrai néanmoins les séances en visioconférence pour ceux que cela arrange, les résultats de ces pratiques ayant été très positifs pendant le confinement.

 

 

Confinement : Séances de Sophrologies gratuites. Remiremontvallées.com

Article Remiremontvallées.com :
La période que nous vivons actuellement est inédite et pleine d’incertitudes, mais la sophrologie caycédienne peut se révéler utile pour se ressourcer et mieux gérer nos peurs. Pendant toute la durée du confinement, je vous propose un suivi et des techniques en visioconférence GRATUITEMENT afin de vous aider à traverser cette épreuve le plus sereinement possible.